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  Bataille contre la chasse a la baleine
Message PubliĂ© : 07 Juin 2005 07:12 
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Mate
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Bonjour
Comment les Australiens parviennent a s'opposer a la chasse a la baleine? J'ai lu des articles interessants. Participez-vous a la protection des baleines? Ou peut-on les voir de pres et faire des photos? A quelle periode? Est-ce que c'est cher comme activite?
Velvet

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Chasse Ă  la baleine : le ton monte entre le Japon et l'Australie
le 04 juin 2005

Faisant suite à la vive réaction de l'Australie contre une extension possible de la chasse à la baleine cette année, le Japon a critiqué ouvertement l'opposition de Canberra, alors que cette pratique très contestée et nuisible aux cétacés est placée sous moratoire international depuis 19 ans.

Mardi 24 mai, John Howard, Premier ministre australien, avait adressé une lettre vigoureuse à son homologue nippon Junichiro Koizumi, dans laquelle il exprimait le désaccord de son pays au sujet de l'intention japonaise de rompre le moratoire sur la chasse à la baleine et d’augmenter ses quotas, officiellement à des fins dites "scientifiques". John Howard demandait instamment au Japon de "revoir sa position". La lettre estimait que le fait de tuer des baleines pour des recherches scientifiques était "sans fondement réel". John Howard y soulignait également l'intérêt grandissant de l'opinion internationale et des gouvernements démocratiques pour les cétacés, leur sauvegarde et leur bien-être. Cette lettre officielle était restée sans réponse pendant plus de 48 heures jusqu’à ce que Hideaki Ueda fasse connaître la réponse du Japon depuis son ambassade à Canberra.

Enjeux économiques et géopolitiques

Le gouvernement australien avait également indiqué que la perspective d'un "accord futur de libre-échange économique avec le Japon" pourrait être fortement retardée, voire annulée, dans le cas où le Japon reprendrait brutalement la chasse à la baleine et ne tienne pas compte des mises en garde qui lui sont présentées depuis de nombreux mois par les pays opposés à une activité "dégradante et cruelle". Rappelons que le principe d’un accord de libre-échange entre le Japon et l'Australie est en cours de négociations depuis deux ans. L'Australie est actuellement le quatrième exportateur vers le Japon et le volume annuel d'échanges commerciaux entre les deux pays est estimé aujourd'hui à 24,3 milliards d'euros.

Ian Campbell, ministre australien de l'environnement, avait fait connaître son "fort mécontentement" le mois dernier en soulignant que le Japon était sur le point d'obtenir un nombre de voix suffisant lors de la prochaine assemblée générale de la Commission Baleinière Internationale (les 20 et 21 juin prochain, à Ulsan en Corée du Sud) afin de faire entériner sans réelle opposition politique cette "reprise insensée de la chasse aux cétacés".

Les pays et territoires du Pacifique opposés à cette reprise étendue de la chasse à la baleine sont principalement l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Nouvelle-Calédonie, les Iles Fidji, le Vanuatu, les Iles Salomon, les Iles Vierges et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sur la scène diplomatique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé officiellement "une approche conjointe" en la matière afin de faire connaître leur réprobation et critiques au Japon.

Le choc des cultures

Les diplomates japonais ont particulièrement utilisé la technique traditionnelle de la "sourde oreille" ces derniers mois. Mais la tension est devenue palpable et le Japon a dû abattre ses cartes en précisant son intention de pratiquement doubler le nombre de prise de baleines Minke (de 430 en 2004/2005 à environ 820 en 2005/2006…) et d'ajouter à son tableau de chasse hypothétique deux nouvelles espèces au moins de cétacés, dont la baleine à bosse et le rorqual commun (62 petits rorquals ont déjà été tués dans les eaux côtières islandaises depuis que l’Islande a également repris la chasse dite "scientifique" en 2003. La Norvège affiche ouvertement une saison de chasse commerciale depuis l’été 1993, et plusieurs milliers de petits rorquals ont été tués sur l’ensemble des mers du globe (y compris en Russie) depuis dix ans venant s’ajouter aux 1 500 cétacés d’autres espèces tuées chaque année sur la planète).

Le projet japonais est non seulement jugé "inadmissible" pour le gouvernement australien et les associations australiennes de défense de la nature et du patrimoine maritime, mais un mouvement de colère aussitôt relayé par les opinions publiques de la France et du Royaume-Uni s’est vu consolidé par le gouvernement néo-zélandais qui menace désormais le Japon de "poursuites judiciaires devant la Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute instance judiciaire des Nations unies".

De son côté, l'Agence Japonaise de la Pêche a réaffirmé froidement qu'il s'agissait "d'activités de recherche à caractère scientifique et non pas d'une chasse commerciale" et que "la chasse à la baleine faisait toujours partie de la culture japonaise": une position fort statique qui a eu le don d'agacer sérieusement les chancelleries américaine, britannique, française, australienne et néo-zélandaise quand l'on sait que le Moratoire international de réduction de la chasse à la baleine fêtera dans quelques mois l'anniversaire de ses 20 ans d'existence.

Bras de fer historique

Le moratoire avait été imposé en 1986 après de longues années de bras de fer entre les puissances occidentales et le Japon. Tokyo s'était adouci quelques mois avant de contourner les règles fondamentales du moratoire en invoquant un argument à caractère soi-disant "scientifique" qui fut depuis dénoncé en permanence par les opinions internationales.

En juillet 2004, lors de la 56e session de la Commission baleinière internationale (CBI) qui se tenait à Sorrente (Italie), un projet de création d'un "Sanctuaire Océanien pour les Baleines", présenté pour la quatrième fois par un groupe de pays mené par l'Australie et la Nouvelle-Zélande et soutenu par la France et les Territoires Français d’Outre-mer, avait une nouvelle fois échoué.

Ce projet s'était notamment heurté à l'opposition d'un groupe de pression croissant et solidaire des arguments répétés du Japon. De nouveaux membres de la CBI, la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, la Belgique, la Hongrie et le petit Etat océanien de Tuvalu, avaient voté aux côtés des partisans de la chasse à la baleine (principalement le Japon, la Norvège et l'Islande) pour mettre fin au moratoire interdisant la chasse à la baleine. Le projet de création internationale visant à créer ce Sanctuaire Océanien et Pacifique n'avait donc pas recueilli la majorité nécessaire des trois quarts des 57 pays membres, et les pays du Pacifique Sud comme l'Australie, ulcérés par cette "relance de la chasse à la baleine", ne voient désormais plus d'autre choix que de durcir leur position critique face au Japon.

Projet universel

Le gouvernement australien a rappelé que plusieurs pays dont la Russie, le Japon, la Norvège ou plus récemment l'Islande, ont repris la chasse à la baleine en invoquant à nouveau des "activités de chasse scientifique" que le moratoire n'a de toutes façons "jamais couvertes à l’origine".Il a également insisté sur le fait que ce même groupe de pays soutenant le Japon avait déjà tenté de faire adopter une motion par la CBI pour "mettre fin au moratoire lui-même". John Howard s'était évidemment réjoui que ceux-ci aient échoué (de fort peu...) l’année dernière, mais l'Australie semble désormais constituer le fer de lance solide d'une lutte diplomatique et médiatique directement dirigée contre l'Agence Japonaise de la Pêche et le gouvernement japonais.

La position du petit Etat archipel de Tuvalu en faveur de la motion très contestée du Japon avait été fortement critiquée. Ce qui a obligé le gouvernement de Tuvalu à démentir (plus ou moins vigoureusement...) avoir reçu des aides financières de la part du Japon et de ses partenaires en échange de sa voix dite "miraculeuse" en faveur de la reprise de la pêche commerciale des cétacés.

Quant au projet de Sanctuaire dans le Pacifique, il visait à faire adopter le concept d'une réserve pacifique régionale pour les baleines vivant principalement dans les Mers du Sud. Cela aurait pu constituer la plus grande réserve mondiale de baleines (environ 26,6 millions de kilomètres carrés) et matérialiser une zone de sécurité infranchissable par les navires baleiniers japonais comprise entre Palau et la Papouasie-Nouvelle-Guinée (à l'Ouest et au Nord-ouest du Pacifique), la face occidentale de l'Amérique du Sud, Tahiti, la Polynésie française et Pitcairn (à l'Est et au Sud-est du Pacifique), l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, Tonga et les Iles Fidji (au Sud et au Sud-ouest de l'Océan Pacifique).

Il existe actuellement deux sanctuaires régionaux: l'un assez réduit dans l'Océan Indien (créé en 1987), l'autre en Antarctique et entre les 40° de longitude Sud et la calotte glaciaire du Pôle Sud autour du dernier continent. La superficie hypothétique d'un Sanctuaire Pacifique pour les baleines et les cétacés doit être ainsi estimée plus généralement entre 26 et 30 millions de kilomètres carrés, selon le nombre exact de pays signataires d'un tel traité dans le futur et les limites Nord et Sud d’un tel sanctuaire en fonction des prochaines recommandations (2005-2007) des agences scientifiques et environnementales européennes, américaines et océaniennes, et l’appui des organisations non gouvernementales telles que Greenpeace, l’IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux), l’Oceania Project (le programme australien de protection et d’observation des cétacés), ou l’Association Humanitaire International (HSI, Humane Society International) qui tenta sans succès l’année dernière d’intenter un procès à la société de pêche japonaise Kyodo Senpaku Kaisha devant le Tribunal Fédéral Australien.

Culture touristique et médiatique

Les Iles Cook, les Iles Fidji, la Polynésie française, Niue, la Nouvelle-Calédonie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Tonga, Vanuatu, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont déclaré unilatéralement leurs eaux territoriales: "Sanctuaires pour les cétacés" car les baleines migrent également à travers l'Océan Pacifique et ces pays et territoires insulaires développent depuis 25 ans leurs activités touristiques et ludiques basées sur l'observation à distance des mammifères marins lors de leurs migrations (41 000 visiteurs touristiques des migrations de baleines en 2004 pour la seule région de Sydney, et plus de 500 000 pour l’ensemble des visites touristiques annuelles de migration des baleines en Australie, Nouvelle-Zélande et Mélanésie), ainsi que l'information écologique et universitaire auprès du public, notamment au sein de la CPS (Communauté des Etats du Pacifique, basée à Nouméa, Nouvelle-Calédonie depuis 4 ans).

Ces pays du Pacifique "pro-Sanctuaire et anti-chasse" n'avaient eu qu'une seule consolation en juillet 2004 avec l'adoption d'une résolution visant à "minimiser la cruauté" au cours de la chasse à la baleine. La position intransigeante du Japon a réveillé ces derniers jours des mouvements de contestation en Océanie et dans le monde qui risquent cette fois de ne pas s’en tenir à de tels bénéfices partiels et temporaires. Les titres et slogans lancés par les mouvements écologistes et les associations environnementales dans les médias australiens depuis huit jours sont sans ambiguïté: "Chers amis, pourquoi n’iriez-vous pas voir les baleines cette année ? Pendant qu’il en est encore temps !"

Marc JĂ©rusalmi

StopInfos.com


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La saison des baleines est ouverte
le 4 juin 2005,

Avec une quinzaine de jours d’avance sur ses habitudes, la megaptera novaengliae, plus couramment appelée baleine à bosse, a fait hier son grand retour dans les eaux de la Réunion. Un magnifique spécimen d’une quinzaine de mètres et son petit baleineau ont ainsi pu être observés à proximité des côtes de Saint-Leu.

Coup de chance pour une équipe de Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés) qui, hier, a pris la mer du côté de Saint-Leu pour une mission de reconnaissance classique. “Vers 9 h du matin, à la sortie du port, nous sommes en effet tombés par hasard sur deux baleines à bosse qui évoluaient en direction du sud, explique Virginie Boucaud, l’un des quatre membres présents à bord du zodiac de l’association.


Une maman et son baleineau

Des pêcheurs nous avaient déjà signalé la présence de baleines au large. Mais là, ce sont les toutes premières de la saison à s’approcher des côtes de la Réunion.” Une rencontre doublement exceptionnelle pour Globice puisque le duo se compose d’une megaptera novaengliae adulte accompagnée de son petit : “Concernant la maman mégaptère, il s’agit vraiment d’un très beau spécimen, d’une quinzaine de mètres de long, précise Virginie. Quant au baleineau, d’une taille beaucoup plus modeste, il devait être âgé d’un an environ.”

Durant une heure, les membres de Globice ont ainsi pu photographier de près les deux baleines longeant les côtes réunionnaises. Seul regret : ne pas avoir pu observer la partie inférieure de leur nageoire caudale, dont les signes distinctifs permettent ensuite d’identifier les spécimens.

Pour le reste, la présence de baleines dans les eaux de la Réunion n’a rien d’exceptionnel en cette saison : “Disons qu’on est en avance d’une quinzaine de jours sur leurs habitudes, note Virginie Boucaud. Mais comme tous les ans, c’est l’arrivée de l’hiver austral qui marque le début de la saison.” Une période intensive pour les membres de Globice qui multiplient les sorties en mer dès que la queue d’une mégaptère est aperçue.

A ce sujet, Virginie Boucaud rappelle que toute information est la bienvenue : “Le plus important est de nous appeler très rapidement, en nous précisant la direction empruntée ainsi que le nombre de baleines observées.”

B.D.

Journal de La RĂ©union


Clicanoo.com


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La Suisse réservée sur une reprise de la chasse à la baleine
05 juin 2005.

La Suisse reste très réservée sur une reprise limitée de la chasse à la baleine. Elle défendra cette position lors de la 57e session annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI), en juin à Ulsan, en Corée du Sud.

Le Conseil fédéral a désigné la délégation suisse à cette réunion et fixé son mandat. Bruno Mainini, de l'Office vétérinaire fédéral, et Martin Krebs, du Département fédéral des affaires étrangères, devront s'engager pour que les décisions prises par la CBI se fondent sur des bases scientifiques et pour que des solutions consensuelles soient trouvées.

Concrètement, la Suisse votera en faveur d'une reconduction des mesures de protection pour les espèces menacées d'extinction. Elle n'accepterait la reprise d'une chasse commerciale très limitée dans des périmètres géographiques délimités que s'il est prouvé scientifiquement que cela ne nuit ni à la survie de l'espèce concernée ni à l'écosystème.

La Suisse veut en outre assurer que les quotas de capture seront contrôlés à l'aide de mesures efficaces. Elle estime par ailleurs que la gestion des petits cétacés, comme le narval, le béluga ou le grand souffleur, devrait aussi faire partie des compétences de la CBI. Elle approuve la création de nouveaux sanctuaires baleiniers, s'ils sont fondés scientifiquement et ont le soutien des Etats environnants.

Enfin, la Suisse, pays sans accès à la mer, espère pouvoir continuer de jouer un rôle de médiateur. Un moratoire de la CBI sur la chasse à la baleine est actuellement en vigueur dans toutes les mers du globe. La chasse à des fins scientifiques ainsi que celle pratiquée par les autochtones de l'Alaska, du Groenland, de Sibérie et de Saint-Vincent figurent au menu la réunion d'Ulsan.

ATS pour Le Temps

LeTemps.ch


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  Contre la Chasse aux baleines
Message PubliĂ© : 07 Juin 2005 18:15 
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>>>
Les pays qui ne respectent pas le droit international devarient etre sanctionnes juridiquement. Malheureusement le droit international est encore inefficace dans bien des cas.
Je suis personellement tres outre par l attitude du Gouvernement japonais vis a vis de la chasse a la baleine...
Les motifs sont une fois de plus financiers. Cest une honte.
:evil:
julien


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  Bataille contre la chasse a la baleine
Message PubliĂ© : 16 Juin 2005 06:06 
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Mate
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L'Islande va augmenter ses quotas de pĂŞche Ă  la baleine.
10 juin 2005,

L’Islande a repris la chasse à la baleine il y a deux ans sous le couvert de la recherche scientifique. Et depuis août 2003, 62 petits rorquals ont été tués dans les eaux côtières islandaises. Or, ce pays souhaite projet de capture de 100 baleines supplémentaires l'année prochaine.

Ellie d***, responsable d'IFAW - le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) - pour les campagnes maritimes, réclame instamment à l’Islande de mettre un terme à la chasse à la baleine : « Nous sommes fortement opposés à la recommandation de l’Institut de recherche marine et nous appelons le gouvernement islandais à ne pas chasser cette année, pas plus que dans l’avenir. Le Ministère prétend que ses recherches permettront de savoir si les baleines endommagent les réserves de poissons, mais les écosystèmes marins sont beaucoup plus complexes que cela, et il n’existe aucune preuve que l’abattage des baleines affectera les quantités de poissons. De plus, il n’existe aucun marché pour la viande. » En effet, la viande de baleine était en vente dans plusieurs supermarchés et restaurants islandais quelques jours après que le premier cétacé ait été abattu, mais la demande de viande en Islande était si faible que d’énormes stocks sont restés dans les congélateurs.

Une déclaration conjointe des gouvernements anglais, français et allemand a souligné leur « forte opposition » et a appelé l’Islande à abandonné son programme de chasse à la baleine, qui est décrit comme étant d’une « valeur scientifique douteuse ».

Le Japon lance sa campagne "scientifique"

Six navires baleiniers japonais sont partis samedi 21 mai pour une nouvelle campagne de chasse dite "scientifique" dans le Pacifique Nord, qui devrait durer jusqu'au 23 septembre. Objectifs : tuer 260 baleines dont 50 rorquals boréals, une espèce en voie d'extinction, 100 petits rorquals, 50 rorquals de Bryde et 10 cachalots. De plus, cinq petits bateaux de pêche japonais tueront aussi 50 autres rorquals le long des côtes du Nord du Japon. Les autorités japonaises avaient annoncé en février dernier l'ajout des rorquals boréals à leur programme de chasse en affirmant que la population avait augmenté et était passée de 9.000 à 28.000 baleines en 26 ans depuis que le Japon a stoppé la chasse commerciale.

Lors de sa précédente expédition dans le Pacifique Nord, durant l'été 2004, le Japon avait tué 159 baleines et en avril dernier, dans l'Antarctique, 440 rorquals. Officiellement, le Japon a stoppé la chasse commerciale en 1988, dans le cadre d'un moratoire international qui avait pris effet en 1986. Pour autant, ce pays poursuit ces campagnes de chasse sous couvert scientifique depuis 1987, exploitant le flou juridique du moratoire à ce propos. A ce titre, Tokyo affirme qu'il s'agit d'étudier l'écosystème marin, déterminant le type de nourriture consommé par les baleines et leur vitesse de reproduction.

Une mauvaise foi qui suscite la colère de nombreux pays

Cette mascarade est dénoncée par de nombreux pays qui, comme le Japon, sont membres de la Commission Baleinière Internationale (CBI). Ainsi, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la France notamment dénoncent fermement ces campagnes de chasse.

Le chef du gouvernement australien John Howard a fait parvenir un courrier avec des propos très fermes et menaçants au Premier ministre nippon Junichiro Koizumi. En effet, un million et demi de touristes affluent chaque année sur le littoral australien pour assister à la migration des baleines, a souligné John Howard, "la preuve évidente du grand intérêt du public pour le bien-être des baleines".

Et la Nouvelle-Zélande, suivie par l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni vont d'ailleurs engager des poursuites judiciaires devant la Cour internationale de justice, la plus haute instance judiciaire des Nations Unies. "Nous avons de bonnes relations mais il s'agit d'une question sur laquelle nous nous opposons avec le Japon et très fermement. Nous avons de la difficulté à croire que l'abattage de 400 baleines de Minke - et il s'agit de Minke et non de baleines à bosse - soit scientifique !" a affirmé le Premier ministre australien.

Un directeur adjoint à l'Agence nippone des pêches, a assuré que la "position (du Japon) sur la chasse à la baleine à des fins scientifiques ne changera pas simplement parce qu'il y a des pressions étrangères". "La chasse à la baleine fait partie de la culture japonaise", a-t-il ajouté.

Vers la prochaine réunion de la Commission Baleinière Internationale

Le sujet sera au centre des discussions de la prochaine réunion annuelle de la CBI, qui aura lieu du 20 au 24 juin en Corée du Sud. La rencontre sera précédée par plusieurs réunions d'experts commençant dès aujourd'hui. Fin avril, le Consortium de recherche sur les mammifères marins du Pacifique Sud avait estimé que l'intensification de la pêche constituerait "une menace pour la reconstitution des populations de baleines dans le Pacifique Sud". Selon les experts, "le projet japonais est irresponsable et pourrait compromettre l'augmentation des populations et même conduire à la diminution de leurs faibles effectifs".

Christophe Magdelaine

Notre-planete.info


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La Chine maintient sa Protection des Baleines
12 juin 2005 ---

La Chine appelle la communauté internationale à bien protéger les baleines lors de la réunion internationale annuelle consacrée à ce sujet, qui, ouverte le 27 mai dernier à Ulsan, en République de Corée, durera jusqu'au 24 juin prochain. "La Chine est un pays non chasseur de la baleine".

Elle a interdit depuis longtemps toute activité de chasse, y compris la chasse de baleine à des fins commerciales", a dit Meng Xianlin, un responsable du Bureau de gestion de l'import-export des espèces en danger, relevant du ministère chinois des Forêts. "Actuellement, nous appelons la communauté internationale à renforcer la protection des baleines afin d'assurer un développement durable de cette espèce marine", a-t-il dit.

Lors de la réunion, la Commission internationale pour la chasse de la baleine (IWC) votera plusieurs résolutions, y compris celle portant sur une éventuelle augmentation du quota japonais pour la chasse de baleines. Selon les réglements de la IWC, trois quarts des bulltins de vote sont nécessaires pour l'autorisation d'une augmentation de quota.

"Je souhaite que la Chine fera partie du camp qui soit contre la chasse des baleines lors du vote de cette année", a dit Zhang Li, directeur de la Fondation internationale (Chine) pour les bien-êtres des animaux (IFAW). IWC compte aujourd'hui 61 pays membres, dont la Chine, qui interdisent la chasse de baleines à des fins commerciales.

Les réglements de la commission autorisent le Japon et certains autres pays à chasser chaque année un nombre limité de baleines à des fins de recherche scientifique. Mais selon une source de la IFAW, trois pays, dont le Japon, l'Islande et la Norvège, ont passé outre le moratoire mondial sur la chasse de baleines et tué plus de 20 000 baleines. Près de 1 400 autres seront tués à la fin de l'année.

Cependant, Yoshimasa Hayashi, membre de la Chambre des Conseillers, avait affirmé en mai dernier qu'au moins la moitié des membres de la commission seraient ralliés à la demande japonaise de doubler son quota annuel et d'élargir les espèces autorisées à être chassées. Cette remarque a provoqué les critiques de beaucoup de pays, tels que l'Australie, la Grande-Bretagne,, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.

Le ministre australien de l'Environnement, M. Ian Campbell a exprimé le mois dernier son intention de rechercher, lors de la réunion d'Ulsan, l'interdiction permanente de la chasse de baleines à des fins commerciales, ainsi que la fin de la chasse japonaise à des fins de recherche scientifique.

"La baleine n'appartient à aucun pays seul et elle une ressource océanique du monde entier. Aucun pays ne peut donc décider seul la chasse de ce mammifère", a souligné Zhang Li.

Xinhua

Chinabroadcast.cn



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Lobbying contre la chasse Ă  la baleine : le WWF harponne le Japon

SYDNEY, le 15 juin 2005

À quatre jours du coup d’envoi de la 57ème session de la Commission Baleinière Internationale (CBI) en Corée du Sud, le fonds mondial pour l’environnement (WWF) a repris l’initiative pour s’opposer à la reprise de la chasse à la baleine, désirée par plusieurs pays, sous l’impulsion du Japon.

Susan Lieberman, qui dirige le programme mondial de protection des espèces au WWF, a officiellement demandé au gouvernement japonais d’être « à la hauteur de sa réputation de nation technologiquement et scientifiquement avancée ». Ce pays invoque des raisons « scientifiques » pour justifier sa demande à la CBI de mettre fin au moratoire mis en place en 1986 sur la chasse aux cétacés.

Depuis la mise en place de ce moratoire sur la chasse commerciale à la baleine, le Japon, mais aussi d’autres pays comme la Norvège ou l’Islande, ont déjà fait usage de l’argument scientifique pour passer outre.
Selon le WWF, il ne s’agit là que d’une « couverture » pour des activités en réalité commerciale concernant la viande de baleine, mets très apprécié sur le marché nippon.

« Si le Japon est véritablement sérieux concernant ses motifs scientifiques, alors il devrait utiliser des harpons non mortels pour recueillir ses échantillons de peau pour analyse génétique », suggère la responsable de WWF. « Il est incroyable que le Japon, l’une des nations les plus avancées technologiquement au monde, continue à tuer un nombre estimé à 650 baleines par an en utilisant des techniques qui datent des années 1940 », renchérit-elle.

Quant au Japon, il menace maintenant de se retirer de la CBI, si cette dernière, lors de sa réunion de la semaine prochaine, ne l’autorise pas à reprendre la chasse officiellement commerciale. Le gouvernement a aussi demandé des explications au gouvernement des îles Salomon, dont le Premier ministre Sir Allan Kemakeza, a déclaré la semaine dernière, après avoir rencontré Ian Campbell, ministre australien de l’environnement, que son pays s’abstiendrait au cours du vote des membres de la CBI pour ou contre la reprise.

Tokyo estime aussi que la campagne actuellement menée (y compris dans le Pacifique) par l’Australie, avec l’appui de la Nouvelle-Zélande, mais aussi es États-Unis, du Royaume-Uni ou encore de la France, contre la reprise de la chasse à la baleine, équivaut à « tuer les voix » des petits pays qui, lors de la dernière session de la CBI en juillet 2004 à Sorrente (Italie), avaient voté aux côtés du Japon.

Premières apparitions

Entre-temps, à Niue, les premières baleines à bosse venues de l’Antarctique dans le cadre de leur migration annuelle, ont été aperçues ce week-end au large de l’île principale, rapporte Niue News. En général, ces mammifères restent dans ces eaux chaudes, où elles s’accouplent, avant de repartir en octobre-novembre.

À Niue, comme dans plusieurs pays d’Océanie, l’activité touristique s’est développée ces dernières années autour du « whale-watching » (observation des baleines) et constitue désormais une importante source de devises aux petites économies insulaires.

Par ailleurs, mercredi, Phil Goff, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, saluait la signature à Stockholm d’un traité international protégeant l’environnement de l’Antarctique et dont Wellington a présidé aux négociations. « La Nouvelle-Zélande a joué un rôle de premier plan dans la négociation de ce traité international », a clamé M. Goff, qui rappelle que ce traité engagé tout signataire ayant causé un dégât à l’environnement dans cette région à nettoyer et à empêcher toute récidive.

« Cet accord met un terme à douze ans de négociations et c’est une étape vitale pour la protection de l’environnement de l’Antarctique », a-t-il ajouté. Ce traité a été négocié par les quelque 45 pays membres du traité de l’Antarctique (datant de 1959), y compris les pays (dont la France) qui mènent une activité dans cette zone.

P.A.D.

Spc.org.nc


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Message PubliĂ© : 16 Juin 2005 18:48 
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Si tu avais vu... ya quelques jours de ca j'ai fais un topic pour sauver les baleines : http://www.francedownunder.com/forum/vi ... php?t=4884

Donc il serait peut etre plus logique de mettre nos deux sujets ensemble plutot que de se dispercer !! Enfin si t'as le temps tu regarderas !!!


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Message PubliĂ© : 16 Juin 2005 20:42 
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bonjour Zaly,

Je ne voudrais pas creer la zizanie, mais je crois que velvetlondon avait lance le sujet avant que tu ne postes :mrgreen: :mrgreen:


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Message PubliĂ© : 17 Juin 2005 06:50 
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Hihihihihi !! J'avais mĂŞme pas fais attention aux dates ... Bouh !!! En fait c'est moi qui suis en tort !!!! Prochaine fois je ferme ma bouche :wink:


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  Le bras de fer continue...
Message PubliĂ© : 19 Juin 2006 13:19 
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Yahoo a Ă©crit :
Les partisans de la pĂŞche Ă  la baleine deviendraient bientĂ´t majoritaires Ă  la CBI...

AP, 19 Juin 2006

FRIGATE BAY -- Une courte majorité de pays participants à la Commission internationale baleinière (CBI) se sont joints dimanche 18 Juin 2006 à une résolution en faveur de la reprise de la pêche à la baleine à des fins commerciales, mais n'ont pas atteint la majorité des trois-quarts nécessaires pour la levée de l'interdiction en vigueur depuis vingt ans.

La résolution pro-chasse, approuvée par 33 votes contre 32, et une abstention, déclare que le moratoire sur la pêche à la baleine à des fins commerciales était temporaire et n'était plus nécessaire.

Il restait difficile de mesurer l'impact de ce revirement, après les échecs initiaux des partisans de la pêche à la baleine, au premier rang desquels figurent le Japon, la Russie, la Norvège et l'Islande. Mais il met en évidence un retournement des rapports de force au sein de la Commission et une mise en minorité prochaine de la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Jusqu'à ce vote, le Japon avait été mis en minorité par trois fois, ce qui remettait en cause sa prise de pouvoir attendue sur l'organisation qui gère la pêche à la baleine. Mais chaque vote attisait un peu plus les craintes des pays plus conservateurs, qui voyaient leur majorité fondre petit à petit.

Le Japon et l'Islande pêchent officiellement la baleine pour des raisons scientifiques, mais certains pays estiment qu'il s'agit d'une couverture. Seule la Norvège ignore ouvertement le moratoire et pratique la pêche à des fins commerciales.

La CBI, qui se déroule depuis vendredi 16 Juin 2006 sur l'île de Saint-Kitts et Navis, dans les Caraïbes, doit se poursuivre lundi.

La France, la Grande-Bretagne, l'Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande ont fait valoir qu'elles allaient tout faire pour contrecarrer l'offensive des pays actifs dans la chasse Ă  la baleine.

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  Reprise des hostilitĂ©s en Australie et Nouvelle-ZĂ©lande
Message PubliĂ© : 13 FĂ©v 2007 15:04 
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Baleines : courte trêve avant la reprise des hostilités !

Deux marins, à bord d’un canot d’un des navires écologistes, ont été perdus pendant six heures, vendredi, aux confins de l’océan Austral. Les baleiniers japonais ont participé aux recherches. Les marins ont été retrouvés sains et saufs, et les hostilités ont repris.

Chris Carter, le ministre néo-zélandais de l’Environnement, a lancé un appel au calme dans la confrontation qui oppose manifestants écologistes et baleiniers nippons dans l’océan Austral.

C’est la disparition de deux marins du Farley Mowat, un des bateaux de l’organisation, qui a déclenché l’intervention du ministre.

Les deux hommes, un Américain et un Australien, à bord d’un canot pneumatique, se sont perdus dans le brouillard, après avoir attaqué, vendredi à l’aube, le Nisshin Maru, un des baleiniers japonais, dans la mer de Ross, aux confins de l’océan Austral.

Paul Watson, le capitaine du Farley Mowat de l’organisation Sea Shepherd, a dû lancer un appel de détresse aux autorités néo-zélandaises. Et, loi de la mer oblige, les baleiniers japonais ont participé aux recherches pour retrouver les deux naufragés.

Le ministre kiwi de l’Environnement prudent

Les deux hommes ont finalement été retrouvés par le Farley Mowat après six heures de recherche.

« Ils n’auraient certainement pas survécu beaucoup plus de huit heures dans ces conditions glaciales et malgré leurs combinaisons de survie », a estimé un scientifique interrogé par la chaîne de télévision TVNZ.

« Mais ce sauvetage, qui aurait pu tourner au drame, est exactement le genre d’évènements que le gouvernement néo-zélandais veut éviter, a déclaré Chris Carter. C’est pour cette raison que nous n’avons pas indiqué la position des baleiniers japonais aux navires écologistes. Même si la Nouvelle-Zélande est fermement opposée à l’attitude du Japon concernant la chasse à la baleine. »

Greenpeace arrive en renfort

Pourtant, il paraît évident que les protecteurs des baleines ne vont pas en rester là. L’Esperenza, le nouveau navire amiral de Greenpeace, parti d’Auckland il y a une huitaine de jours, devait arriver sur zone samedi.

Que va faire son équipage qui dispose d’une flottille de canots pneumatiques ? « Des actions directes et non violentes, ce que nous avons toujours fait », a indiqué Bunny Mc Marmid, la directrice de campagne de Greenpeace.

Mais des actions non violentes au cours desquelles les protestataires prennent souvent des risques immenses, étant donné les conditions de mer et de froid du Grand Sud.

BientĂ´t des navires vraiment pirates ?

De leur côté, les navires de Sea Shepherd ont eu souvent recours à des méthodes beaucoup plus radicales. L’an passé, ils avaient éperonné un des baleiniers japonais. Et cette année, ils sont équipés de bélier pouvant percer des trous au-dessus de la flottaison de la coque des bateaux japonais.

Des méthodes dures qui vont sans doute faire perdre leurs immatriculations aux deux navires écologistes. Le Farley Mowat et le Robert Hunter sont donc en passe de devenir véritablement des navires pirates à l’image de leurs pavillons. Des pourparlers sont en cours avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour leur permettre de ravitailler dans un des ports des deux pays.

Hier, après avoir retrouvé ses deux marins, le capitaine Paul Watson a remercié les Japonais de leur aide : « Maintenant on reprend là où nous en étions restés !», leur a-t-il indiqué par radio.

JĂ©rĂ´me Gavelle, LNC

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Message PubliĂ© : 02 Mars 2007 01:20 
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Les baleiniers japonais raccrochent temporairement leurs harpons…

1er mars (Flash d'Océanie) – Le baleinier-usine japonais Nisshin Maru et la flottille de cinq petits vaisseaux qui l'accompagnait depuis le mois dernier dans sa campagne de pêche ont finalement quitté en milieu de semaine les eaux proches de l'Antarctique, dans la Mer de Ross (Sud de la Nouvelle-Zélande), où ils ont d'abord été harcelés par des organisations de protection des cétacés, puis ont subi de graves avaries, un incendie à bord et la perte d'un membre d'équipage.

Jusqu'ici, le bilan 2006/2007 déclaré de cette pêche estivale, pour cette saison, qui a débuté en novembre 2006, se monterait à 508 cétacés, dont 505 baleines de Minke et 3 rorquals communs.

L'objectif, pour cette saison, était, selon l'"Institut de Recherche sur les Cétacés" du Japon (qui déclare aussi effectuer ces prises pour des motifs "scientifiques", ce qui lui permet de contourner le moratoire imposé il y a vingt ans par la Commission Baleinière Internationale, la CBI) était pourtant de pas moins de 850 baleines de Minke et 10 rorquals communs.

Ce qui a amené l'institut nippon, tout en confirmant le retrait des navires baleiniers des eaux de l'Antarctique, à annoncer dès maintenant une reprise der cette campagne dans les semaines à venir.

La date n'a pas encore été fixée mais pourrait se situer aux alentours de décembre, après que le navire-usine aura été réparé dans un chantier naval du Japon.

Chris Carter, ministre néo-zélandais de la protection de l'environnement, qui avait ces dernières semaines protesté contre la présence de cette flotte baleinière, puis contre les dangers posés par les avaries du Nisshin Maru (qui transportait à son bord plus de mille tonnes de carburant), a une nouvelle fois estimé jeudi, en réaction à la dernière annonce nippone, que cette série d'avatars devrait pousser les pêcheurs japonais à considérer cette saison comme terminée.

Le 17 février, le corps de Kazutaka Makita, 27 ans, membre d'équipage du baleinier-usine Nisshin Maru, a été retrouvé à bord de ce navire japonais, où un incendie s'était déclaré deux jours avant.
Cet incendie dans la salle des machines avait paralysé le navire pendant une dizaine de jours, avant qu'il puisse reprendre un minimum de manœuvrabilité.

À l'exception d'une vingtaine d'hommes, restés à bord depuis pour maîtriser l'incendie, le reste des 160 membres d'équipage avait été évacué.

Source : http://newspad-pacific.info


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Message PubliĂ© : 02 Mars 2007 10:12 
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Dimanche 11 février 2007, 9h50
Le Japon veut remettre la baleine dans les assiettes

LA BALEINE NE CONSTITUE PLUS UN METS QUOTIDIEN AU JAPON


TOKYO (Reuters) - Des sandwiches de baleine figurent désormais sur la carte du restaurant d'Akiji Ichihara pour attirer une jeune clientèle qui boude le blanc de baleine bouilli ou les tranches de baleine crue.

"Si vous servez uniquement de la baleine crue, les jeunes ne vont pas en manger", explique Ichihara, qui propose des "burgers" de baleine - viande de baleine, salade, mayonnaise, ketchup entre deux tranches de pain - une fois par mois dans son restaurant à Wada, une ville côtière.

"Donc j'ai décidé de l'assortir de deux tranches de pain pour encourager les gens à en manger. La baleine fait partie de notre culture culinaire, alors j'aimerais qu'elle soit plus accessible", explique le restaurateur.

Décidé à reprendre la pêche commerciale à la baleine interdite depuis 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI), le Japon va accueillir cette semaine une réunion extraordinaire des membres de la CBI avant la conférence annuelle en juin.

Les autorités japonaises comptent faire valoir que le moratoire n'a plus de raison d'être étant donné que certaines espèces se sont suffisamment reconstituées pour recommencer à être chassées.

La réunion aura également pour objectif, expliquent-elles, de renouer le dialogue entre les membres de la CBI, divisés entre adversaires et partisans de la reprise de la pêche commerciale.

Mais seulement 34 des 72 membres de la CBI devraient participer à la réunion organisée par le Japon, qui sera notamment boycottée par les Etats-Unis, l'Australie et la Grande-Bretagne.

En dépit de la détermination de son gouvernement à reprendre la chasse à la baleine, la population est de moins en moins friande de ce mets délicat, qui faisait autrefois partie de l'alimentation quotidienne.

"Je n'ai pas vraiment envie de manger de la baleine, même si je l'ai fait par le passé", dit Hitoko Makigaki, 44 ans, sortie faire une pause cigarette. "Le nombre de baleines est en baisse et il y a un tas d'autres bonnes choses à manger", poursuit-elle.

CAMPAGNE DU GOUVERNEMENT

Cette relative indifférence contraste avec l'émoi provoqué par la baisse des quotas de pêche pour le thon, poisson qui entre dans la composition des sushis.

"La baleine, je peux m'en passer", explique Yuji Sasaki, 39 ans, qui travaille pour une entreprise de marketing. "Le thon a bien plus de goût".

Dans les générations précédentes, la baleine était servie à la cantine des écoles. Riche en protéines, elle avait été introduite sous l'occupation américaine après la défaite du Japon pendant la Seconde guerre mondiale.

La consommation a brusquement chuté lorsque le prix du mammifère a grimpé après l'introduction du moratoire sur la pêche commerciale en 1986.

"Il y a eu une époque où il n'y avait que de la baleine à manger et nous n'avions pas de viande. Nous n'avions pas le choix", explique Yoko Tomiyama, présidente de l'Union japonaise des consommateurs.

Le Japon s'est jusqu'à maintenant conformé au moratoire mais, avec l'Islande, utilise une faille du texte pour procéder à de la pêche à la baleine à objectif scientifique.

La viande de baleine finit dans les restaurants huppés ou sur les rayons des supermarchés mais elle ne constitue plus un mets quotidien.

Les stocks de viande de baleine s'Ă©levaient en novembre dernier Ă  4.403 tonnes contre 3.634 tonnes fin 2005.

Selon des opposants à la chasse à la baleine, cette surabondance a provoqué une baisse de la demande.

Or la législation de la CBI impose que la viande des baleines utilisées pour la recherche scientifique soit revendue à la consommation.

"A moins qu'ils ne réussissent à vendre les baleines qu'ils prennent, ils ne pourront pas poursuivre la pêche scientifique", explique Nanami Kurasawa, secrétaire général du Réseau d'action en faveur des dauphins et des baleines.

Pour tenter d'augmenter les ventes, le gouvernement assure la promotion de la viande de baleine et le mois dernier, elle a été réintroduite au menu des cantines de certaines écoles primaires.

"L'alimentation est un choix privé. Nous ne pensons pas que le gouvernement devrait interférer, financer et promouvoir la baleine dans les écoles", estime la présidente de l'Union des consommateurs.


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